Au cours de l'année dernière, je vous avais dit Je vous parlerai de ci, je vous parlerai de ça... Et finalement je me suis retrouvée à garder en brouillon ces trois articles que je vous raccourcie et vous publie ici.
THÉÂTRE ✣ La folle nuit du théâtre universitaire en mai et Les Années le 19 novembre 2015 (et mon tout premier interlude, le 18 avril 2015)
Septembre 2013 ou mon arrivée dans la troupe de théâtre étudiante dont je vais peut-être devenir secrétaire à la rentrée 2015. Pour vaincre ma maladive timidité et mon manque de confiance en moi (et sous les conseils d'une amie), je vous avais dit que j'avais cédé et que j'avais été déçue de mon premier spectacle. Lors de la Folle nuit, la scène où j'étais a été celle qui a le plus plu. Mon personnage était déjanté (comme tous les autres) et j'ai du excessivement prendre sur moi pour venir sur scène en momie à peine couverte. En novembre j'ai parlé masturbation devant l'auteur des Années, Annie Ernaux, au sein d'un des plus prestigieux théâtre de la région. Une vraie scène, un soir de colloque en l'honneur de l'auteur. Devant la moitié du corps enseignant de l'université. J'ai cru que j'allais mourir.
Et il y a deux semaines, mon tout premier interlude : un monologue dans un cabaret. Seule dans la salle. A interagir avec le public, durant plusieurs minutes. Heureusement que mon Nounours était là, il a pu supporter mon rôle de petite fille psychopathe qui essayait de le tuer. Je ne pense pas que j'aurai pu faire ça s'il n'avait pas été là...
VISITE ✣ Star wars Identities.
J'attendais impatiemment la visite de cette exposition interactive et très bien construite. Un très très beau moment. J'ai pu devenir un Ewok jedi. C'était vraiment sympathique, intéressant même pour mes amis peu fan de Star Wars. Quoiqu'il en soit, l'entrée était tout de même assez chère et la boutique n'en parlons pas, c'était du vol. Un très bon après-midi !!
Telerama présente l'exposition Star Wars Identities
VISITE ✣ Marvel, l'art des super-héros.
J'étais partie visiter l'exposition Pixar et j'avais été plutôt déçue, moins qu'une exposition, il s'agissait en fait d'une galerie. Le prix a encore augmenté, les photos sont toujours interdites (pour pouvoir vendre un guide au prix exorbitant). Une nouvelle fois, je suis sortie de l'exposition avec cette sensation douce-amer : j'espérais quelque chose de plus poussé que l'exposition Pixar qui m'avait un petit peu déçue, trop galerie et pas assez exposition. Il y a eu en effet plus de vidéos explicatives, mais les écriteaux à côté des peintures, art design, sketchs n'expliquent rien du processus de création. Je pense que je n'irai plus aux expositions des Arts Ludiques. Mais tout de même des images magnifiques, un très bon moment entre amis et de jolies photos !
L'introduction de l'exposition en vidéo par Le Musée des Arts Ludiques.
Dans le cadre de mon cursus universitaire, j'ai reçu une invitation pour An evening with Judy, le vendredi 10 octobre au soir. J'étais ravie : j'aime le théâtre, j'aime Judy Garland, j'aime tout simplement les sorties culturelles...
L'annonce du spectacle An evening with Judy de Raimund Hoghe en vidéo
Ce spectacle est « chorégraphié » par Raimund Hoghe, danseur, chorégraphe et metteur en scène allemand plus connu pour sa malformation du dos, et son travail avec Pina Bausch. On y entend chansons, extraits de films et interviews de Judy Garland. On traverse sa vie, ses personnages à travers ce petit homme. Nos oreilles sont ravies... Pour ce qui est du reste, certains diront que c'est minimaliste, d'autres vous diront que c'est conceptuel. Tant de détours pour dire que l'on s'ennuie magistralement.
Si je n'avais pas eu mon voisin, je n'aurai pas pu tenir ces nombreux moments où j'ai ri, le plus discrètement possible, tant je n'arrivais pas à trouver l'intérêt de cette œuvre. C'est long, auto-centré, sans véritable apport théâtral ou critique. Je n'arrive pas à considérer ce que j'ai vu comme ayant été chorégraphié, malgré les moments démontrant une certaine précision. Enfin...
Il y a tout de même un aspect visuel qui n'est pas a jeter dans cette représentation : ce sont les interventions du jeune danseur dont j'ai perdu le nom. Ses venues étaient vivantes, prenantes, en rupture avec la léthargie dans laquelle nous plongeait le metteur en scène. Ce jeune homme bouge très bien et son aisance est remarquable.
Je me rends compte que mes propos peuvent paraître violents, mais c'est ce que j'ai ressenti. Paradoxalement, j'ai tout de même passé une très bonne soirée, la bande-audio qui défilait été merveilleusement bien choisie, et les discussions avec certains camarades de classe par la suite ont été de bons moments que je souhaite vivre de nouveau après d'autres représentations.
Je vous avais dit que je parlerai du spectacle de notre troupe de théâtre... C'était le 12 février et depuis je me tâte à vous en parler. Pourquoi ? Tout simplement parce que j'avais extrêmement peur de ne pas savoir comment dépasser ma peur et me retrouver comme lors d'un de mes oraux au bac (où j'avais tout simplement arrêté de respirer, oui oui.) ou encore comme lorsque j'étais enfant et que j'oubliais tout ce que j'avais à dire. Le théâtre était une épreuve et j'avais peur de tout gâcher.
Il faut dire que ceux qui gèrent l'association se sont bougés pour faire de la pub (et nous ramener beaucoup de monde), bloquer une journée, récupérer des mannequins dans des magasins, des répétitions furtives, ci et là... En plus d'avoir écrit la plupart des pièces. Il y avait également un enjeu à cette première représentation : celle de garder ou non des subventions. Et c'est là que tout bascule.
A la fin du spectacle, pour moi, une chose était sûre : s'en était fini de l'association. Pourquoi ? Tout simplement parce que de l'alcool dans une université, un état d'ébriété avancée sur scène, c'est toujours très, mais alors très moyens ! J'étais extrêmement remontée.
Sauf que ! Tout le monde à beaucoup aimé, (enfin presque ! Il y a eu des critiques, beaucoup, mais moins que des compliments), mais nous avons reçu des mails de félicitations de la part de quelques professeurs. Et, bien heureusement pour nous, le service culturel n'a pu être présent qu'en première partie de soirée. On l'a échappé belle !
Avec un peu de recul et le fait d'avoir pu en parler avec tout le monde mercredi, et entendre que je n'étais pas la seule qui était pleine de reproches, cela m'a permis de relativiser : le présentateur, tout en improvisation, était hilarant, nous parlions assez fort (j'ai même eu des félicitations de l'amie dont je vous parlais dans le volume 01), et mis à part ceux qui connaissaient bien ceux qui avaient un bon coup dans le nez, peu de monde s'en est aperçu. Et puis il y avait une bonne ambiance dans les coulisses et une bonne énergie malgré tout ! Prochain spectacle dans un peu plus d'un mois.
Sous les conseils d'une amie faisant partie d'une troupe de théâtre étudiante et pour m'aider à vaincre cette timidité maladive qui me fait perdre mes moyens (et mon cerveau) devant des évaluateurs, j'ai rejoint une bande de siphonnés du ciboulot à la rentrée et la semaine prochaine, c'est notre tout premier spectacle. La cotisation ne se montait pas trop haut étant donné qu'il s'agit uniquement d'avoir une assurance au cas où et que l'on fait avec les moyens du bord et ce que l'on a à la maison pour les accessoires.
L'ambiance tout d'abord est géniale ! Je ne suis pas une personne extrêmement sociale, j'ai mon petit groupe d'amis et point. Mais eux t'adoptent super vite, demandent des câlins, t'invitent à des soirées. C'est étonnant ! Je ris beaucoup, toutes les semaines ça ne manque pas, tant pas les exercices qui voient régulièrement les consignes changer en plein milieu que par le côté technique.
Malheureusement, il y a beaucoup de retardataires ou d'absent, une assez mauvaise organisation étant donné que nous sommes tous étudiants, même les profs, et que nous devons gérer les partiels et les répétitions. Certaines scènes ne sont pas approuvés par tout le monde, sauf que nous sommes en dict... démocratie et donc nous n'avons rien à dire...
Donc, dans une semaine, le 12 février, nous présenterons « La mort nous va si bien », mais pour l'instant ce n'est pas du tout prêt ! Hier c'était la générale, il y avait encore trop d'improvisation, nous ne parlons toujours pas assez fort. Mais on y arrivera, n'est-ce pas ? En conclusion, je vous incite à essayer s'il y en a pas loin de chez vous ou dans votre université, c'est plutôt sympathique et permet de souffler un peu. Et puis rire rallonge la durée de vie, c'est toujours bon à prendre ! Rendez-vous la semaine prochaine pour vous dire si ça c'est bien passé !