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mercredi 10 février 2016

237. CHRONIQUE : Le Pensionnat de Mlle Géraldine, tome 1.


Le Pensionnat de Mlle Géraldine,
T1/4 : Etiquette & Espionnage
Gail Carriger, 2014
Jeunesse Fantasy
Langue française - 376 pages
Lecture numérique.

Acheter Etiquette et espionnage

C’est une chose que d’apprendre à faire une révérence comme il faut. C’en est une autre que d’apprendre à faire une révérence en lançant un couteau. Bienvenue au Pensionnat de Melle Géraldine. Angleterre, début du 19e siècle. Sophronia, 14 ans, est un défi permanent pour sa pauvre môman : elle préfère démonter les horloges et grimper aux arbres qu’apprendre les bonnes manières ! Mrs Temminnick désespère que sa fille devienne jamais une parfaite lady… aussi inscrit-elle Sophronia au Pensionnat de Melle Géraldine pour le Perfectionnement des Jeunes Dames de Qualité. Mais Sophronia comprend très vite que cette école n’est peut-être pas exactement ce que sa mère avait en tête. Certes, les jeunes filles y apprennent l’art de la danse, celui de se vêtir et l’étiquette ; mais elles apprennent aussi à donner la mort, l’art de la diversion, et l’espionnage – le tout de la manière la plus civilisée possible, bien sûr. Cette première année au pensionnat s’annonce tout simplement passionnante.

Avis

Tout d'abord, je tiens à dire que ma chronique, et très probablement les prochaines également, seront plus courtes qu'habituellement, même si celle de Fangirl était bien plus imposante qu'à l'habitude... Je vais tendre à être un peu plus concise (essayer au moins). Vous en dites quoi ?

A la recherche d'une lecture légère pour accompagner celles, plus difficiles, de francophonies et de fantasy de la fin du mois de décembre, j'ai jeté mon dévolu sur un titre que j'avais souvent vu revenir sur les blogs : Le Pensionnat de Mlle Géraldine. Beaucoup parlaient également du Protectorat des Ombrelles, autre titre de Gail Carriger, se situant dans le même univers et que j'espère lire prochainement.

Ce roman a été une lecture rapide et agréable, que tout le monde peut lire (bien que je le conseillerai principalement aux jeunes demoiselles) mais la plume de l'auteur ne semble pas être mise en valeur par la traduction. J'ai bien aimé le mélange des vocabulaires, d'époque mais également de mécanique, tout en restant accessible. L'humour, les situations parfois... souvent absurdes et le second degré, piquant permet un prisme de lecture fort sympathique, tout comme le choix de prendre Sophronia comme héroïne car ignorant tout des dessous du pensionnat, elle est à l'image des lecteurs, ce qui permet la surprise, même si ce roman sait être très prévisible dans son ensemble.

Le monde est fantasmagorique : l'Angleterre du début XIXeme, de superbes robes de crinoline, l'étiquette, les bonnes manières mais également des dirigeables, des mécaniques, du steampunk, des pirates, vampires et loups-garous. Un fameux mélange qui nécessiterait d'être plus approfondi dans les tomes suivants. J'espère d'ailleurs que les cours y occuperont une place plus importante. J'ai apprécié es bribes que Carriger nous ont apportées, le parallèle entre la femme forte et le stéréotype de celle bonne à marier. Comment s'évanouir reste mon coup de coeur du roman.

Les personnages ne sont pas très profonds, quelques créatures magiques en guise de professeurs, des camarades sympathiques tout de même, à l'image de Dimity qui paraît tout de même un peu nunuche, d'autres exécrables comme Monique. Et mes coups de cœurs avec Sidheag, Vieve et Savon (oh Savon.) Une esquisse de relation amoureuse semble déjà se dessiner entre quelques personnages, la suite nous le dira…

Pour conclure... je dirais que c'est un livre très agréable même s'il est loin du coup de coeur, il est simple, drôle et se lit rapidement. Je le conseille aux jeunes demoiselles qui aimerait mélanger aventures et mécaniques.

 Le livre en un gif 
 


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Lecture entrant dans les challenges :

  
   

mercredi 8 juillet 2015

157. CHRONIQUE : After, saison 1


AFTER SAISON 1
Anna Todd, 2014
Romance Tome 01 sur 05.
Langue française - 457 pages
Lecture ebook.

Acheter AFTER Saison 1
Tessa est une fille gentille avec un adorable petit ami, Noah. Elle est décidée, ambitieuse et sa mère veille à ce que cela continue. Mais elle vient à peine de s'installer dans son dortoir d'étudiante qu'elle se heurte à Hardin. Avec ses cheveux châtains ébouriffés, son p... d'accent anglais, ses tatouages et son piercing sur la lèvre, Hardin est vraiment mignon et tellement différent des garçons qu'elle connaît. Mais il est aussi grossier, voire violent et Tessa devrait donc le détester... Ce qu'elle fait jusqu'au jour où elle se retrouve seule avec lui. Quelque chose du caractère sombre d'Hardin l'attire et leur baiser fait naître en elle une passion jusqu'alors inconnue. Il lui dit qu'elle est belle, qu'il n'est pas un garçon pour elle et il disparait, et ce à plusieurs reprises. Malgré la façon dont il la traite, Tessa va chercher au plus profond d'Hardin et derrière ses mensonges qui il est réellement. Plus il la repousse et plus Tessa sera entraînée plus près du gouffre. Tessa a déjà un petit ami parfait. Alors pourquoi fait-elle tant d'efforts pour surmonter sa fierté blessée et les ravages qu'Hardin fait à de belles filles comme elle ? À moins que... ce ne soit ça l'amour ?

Avis

Après l'avoir trouvé en ebook, et portée par ma curiosité, j'ai commencé à lire LE livre événement : After (Saison 1). Autant vous le dire clairement, je partais avec beaucoup d'à priori : une fanfiction sur One Direction, écrite sur son téléphone, transformé en roman, cinq romans ! Franchement je me suis dit « Bon ma fille, prépare-toi, ça va être de la m*rde ! ». Et puis, c'est devenu une lecture commune avec LaBoutiqueHaru, ainsi, je ne pouvais plus abandonner en cours de route...

Et étrangement, je n'ai eu qu'à moitié tort, et encore ! Je tiens à dire que même si c'est assez mal écrit (répétitions, emploi de formes orales nombreuses, etc), de nombreux moments sont... Intéressants. Le roman dans son ensemble est assez addictif. Voilà, la bombe est lâchée, je l'ai dit ! Les scènes de sexe sont beaucoup mieux que dans Cinquante nuances de Grey par exemple, renvoyant à des situations de la vie de tous les jours, plus que de « J'vais t'attacher et te fouetter Coquine ! ». D'ailleurs, dans l'ensemble, je l'ai trouvé bien meilleur. Mais attention, je ne dis quand même pas que c'était du grand art...

Je ne sais pas si je vous ai déjà parlé de ma manière de lire... J'ai une feuille, cartonnée ou non, qui me sert de marque-page. Ou encore un .txt dans l'ordinateur pour les ebooks. Et dessus je note vraiment tout ce qui me passe par la tête durant la lecture du roman. After a rempli trois pages de réactions diverses et variées, attisant tour à tour mon ennui, mon intérêt, et parfois encore une lassitude telle que j'ai pensé tout arrêter. Mais voilà, il y a cette petite partie qui veut savoir le pourquoi du comment. La curiosité titillée par l'auteur... Des questions telles que « comment Tessa peut s'intéresser à Connardin ? » – Oui, je trouvais que le nom de Hardin ne lui correspondait pas suffisamment – ou encore « Pourquoi celui-ci réagit de manière si étrange ? »...

Les personnages ! Tessa est niant-niant, cruche, modélisée, et possède très probablement de nombreux tocs. Sa capacité à pleurer des litres m'a donné un élément auquel m'identifier, mais d'un autre côté, voir qu'on lui ressemble, ça fait peur. Hardin, et bien... Il mérite le surnom dont je l'ai affublé. Je le trouve grossier, vulgaire, idiot (pas dans le sens académique du terme, il s'en sort même plutôt bien !). Il ressemble à un adolescent attardé et son passé trouble ne le rend pas du tout plus attachant. Certes, il semble être un excellent amant mais je n'ai que très rarement eu autant envie de frapper un personnage. Il a un niveau de beaufitude à mes yeux inégalable.

(Attention, les deux prochains paragraphes contiennent des spoilers.) Dans les personnages secondaires nous retrouvons la détestable Molly – archétype de la greluche méritant d'être étranglée : vulgaire, méchante, hargneuse... –, en parallèle, j'appréciais Steph (la colocataire, tatouée et percée, s'habillant court, voulant libérer Tessa), mais elle a fini par me décevoir. La mère, n'en parlons même pas, je l'ai trouvé à la fois très excessive et contradictoire (savoir vivre de manière indépendante mais toujours garder Noah à portée de main), Zed est le côté moins con de Hardin cependant, c'est par pour autant qu'il me séduirait, le seul qui semble récupérable dans l'histoire est Landon, l'ami de Tessa, qui m'a l'air vraiment très sympathique.

Le côté je t'aime / je te hais est très rébarbatif. En plus de la répétition, il s'agit d'un très lassant d'un cycle sans fin où Tessa s'enfonce de plus en plus dans un amour destructeur. Je me demande d'ailleurs comment elle peut se trouver changée, améliorée en se regardant dans le miroir, et se préférer écrasée par un homme sans scrupule... Par contre, même tirés de l'éternelle histoire « la jeune fille vierge et le bad-boy », il y a un côté assez réaliste dans les relations sexuelles et les réactions de Tessa, reste le problème de la temporalité : tout va beaucoup trop vite entre eux. Je ne sais pas, ça ne me viendrait pas à l'esprit d'aménager après une semaine ou deux avec mon petit-ami. Mais peut-être que je suis lente hein...

En parallèle, il faut avouer que les moments érotiques sont assez imagés et laissent parler nos rêveries... jusqu'aux « bébé » de Hardin qui cassent tout. Suis-je la seule à trouver ce surnom absolument pas sexy ? De même, ma conception du couple est basé sur la discussion, l'échange, le partage. J'ai l'impression de ne pas du tout le retrouver dans ce roman. Et dire qu'il y a cinq tomes (2736 pages pour la version us) !

Et pourtant, on veut lire la suite ! Non pas pour les réactions idiotes et la philosophie de comptoir de Hardin-ce-boulet, non : tout simplement à cause de la fin ! Ça se termine en jus de chaussette après la révélation du mauvais (trèèèèès mauvais) coup de Connardin. Je savais qu'il allait se passer quelque chose, mais je dois dire que le comportement de son personnage est immonde et m'a fait le détester royalement. Aucune maturité, aucun respect, juste une volonté de jouer, malgré les sentiments de ceux qui l'entoure.

Pour conclure... Quoiqu'il en soit, je ne suis pas sûre de lire les tomes suivant, je ne pense pas en avoir le courage, mais sait-on jamais, comme ça je pourrais encore me plaindre et m'étonner du tour de force d'Anna Todd : faire d'une fanfiction au niveau plus que moyen un livre addictif dont on veut connaître la suite avec des scènes à la fois meilleures que Cinquante nuances mais également très loin du niveau de certaines excellentes fanfictions que j'ai pu lire auparavant. Si ça vous tente et que vous avez du temps, laissez-lui peut-être une chance mais ne vous attendez pas à être transcendé car le tout reste tout de même très moyen


 Le livre en un gif


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samedi 24 janvier 2015

126. CHRONIQUE : Cinquante nuances de Grey, tome 1.



CINQUANTE NUANCES DE GREY
E.L. James, Fifty Shades of Grey, 2011
Romance, mommy-porn. Tome 01 sur 03.
Editions France Loisir
Langue française - 672 pages
Lecture livre.

Challenge des sagas 2015 + 2 points - 4 points

Romantique, libérateur et totalement addictif, ce roman vous obsédera, vous possédera et vous marquera à jamais.

Lorsqu’Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe le richissime jeune chef d’entreprise Christian Grey, elle le trouve très séduisant mais profondément intimidant. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l’oublier – jusqu’à ce qu’il débarque dans le magasin où elle travaille et l’invite à un rendez-vous en tête-à-tête.

Naïve et innocente, Ana ne se reconnait pas dans son désir pour cet homme. Quand il la prévient de garder ses distances, cela ne fait que raviver son trouble.

Mais Grey est tourmenté par des démons intérieurs, et consumé par le besoin de tout contrôler. Lorsqu’ils entament une liaison passionnée, Ana découvre ses propres désirs, ainsi que les secrets obscurs que Grey tient à dissimuler aux regards indiscrets…

Avis

En septembre 2013, l'une de mes amies m'a prêté LE livre qui faisait le buzz en me disant que malgré tous mes aprioris je devais le lire. Oui, je parle de ce best-seller qu'est Cinquante nuances de Grey. N'écoutant que ma curiosité, j'ai commencé ce livre... Que j'ai terminé le 16 janvier 2015. Non, vous ne rêvez pas, j'ai bien mis près d'un an et demi à le lire. Retour sur le périple de cette lecture.

Commençons tout d'abord par le livre. Il est très joli, j'aime beaucoup la couverture, sobre, sombre avec une touche érotique, tout un programme et pourtant, l'intérieur et bien, c'est... C'est vraiment très mal écrit. Ou mal traduit... Mais un traducteur ne peut pas être aussi mauvais. Non mais sérieusement, les coquilles, ça arrivent mais les répétitions, toutes les deux lignes ? Je sais, j'en fais beaucoup moi-même, certes, à l'exemple des « mais » de ce paragraphe mais je ne demande pas d'argent en retour, non mais oh ! Et puis il y a bien des relectures multiples dans un roman,... Non ? L'écriture est assez oralisée donc rapide, et j'avoue avoir eu un coup de cœur pour les mails et leurs subtilités ( les objets ou les signatures et non pas dans les messages en tant que tels...) mais pour le reste, j'ai vraiment eu l'impression de lire une fanfiction de bas étage.

Dans ce cas, comment des fanfictions majestueuses en A.U. avec des personnages construits, des histoires imaginatives ne sont pas adaptées en roman si ça peut l'être ? Comment ce livre a pu être autant plébiscité ? Comment peut-il avoir 14.6 de moyenne sur L.A. ? Comment peut-il être l'un des livres les plus lus du monde, devant même Harry Potter ? Des tonnes que questions se sont amoncelées au fur et à mesure que les lignes passaient. Et elles passaient vraiment très lentement.

Les personnages maintenant, Anastasia est totalement détestable. On ne peut pas se retrouver à travers son personnage. Elle est faussement timide, elle ne demande qu'à se faire prendre par un inconnu beau gosse milliardaire qu'elle vient tout juste de rencontrer. Alors qu'elle est vierge. (mini-spoilers, à souligner pour les découvrir) Et puis c'est qui cette déesse intérieure ? Je vous assure que ça reste un mystère pour moi, ça peut pas être seulement sa libido, si ? Je ne partirai pas sur un laïus pro-féministe sur l'acceptation de la violence domestique et de la soumission chez ce personnage mais je n'arrive pas à comprendre certaines de ses réactions(mini-spoilers, à souligner pour les découvrir) que l'on puisse être excitée d'entendre ses pensées ou des « je vais te baiser », des « bébés », et autres demandes de punition, principalement vers la fin C'est vraiment bizarre non ? Et puis elle est niaise, même mon monde de marshmallow ne la supporterait pas ! Et elle change beaucoup trop d'avis, j'ai l'impression qu'elle n'a pas de fierté propre, qu'elle ne réfléchit qu'à des éléments secondaires.

Je ne juge pas les gens qui aiment s'attacher, se cravacher ou je ne sais quoi encore, mais je suis sûre qu'ils le font bien mieux que E.L. James. Ou que Christian Grey le « sombre et manipulateur super sexy homme d'affaires ». (spoilers, à souligner pour les découvrir) Je n'irai pas le comparer à un garçon très romantique mais il l'est. Clairement... En quelques sortes. Regardez le tour de planeur ! Et puis lui donner une fausse profondeur grâce à un passé difficile, c'est vraiment moyen. On peut utiliser des clichés, mais il faut au moins le faire de manière originale, ou avec subtilité... J'apprécie ce personnage plus que les autres  (qui sont inintéressants au plus haut point) : il faut dire qu'il pense à tout, qu'il m'a beaucoup fait rire, notamment avec son contrat. Il mériterait d'avoir une psychologie bien plus travaillée qui lui permettrait d'assumer beaucoup plus son côté prédateur sadique, pervers narcissique.

Je remercie Nounours qui a ri avec moi de ce livre et qui l'a rendu beaucoup plus agréable. J'ai eu de bonnes tranches de rire, de bons instants siestes également. Les moments olé-olé sont plutôt softs ce qui se lit donc rapidement, et finalement, peut-être même mieux écrit que le reste... Quoique... Et enfin, pourquoi cette fin ? Non mais sérieusement, elle m'a mise en colère. (spoilers, à souligner pour les découvrir) « Assumer les conséquences de ses actes », « avoir une curiosité malsaine », ces expressions ont-elles le moindre sens pour l'auteur et les personnages ? J'ai été revolée, rien que ça. Je l'ai trouvé hautement dégradante que ce soit pour les personnages du roman ou pour nous, pauvres lecteurs. Tellement que j'en ai parlé autour de moi avec ceux qui avaient lus le livre. Ce qui est difficile à accepter, c'est vraiment dur d'avouer en public que j'ai accepté de vendre mon âme à 50 nuances...

J'ai la certitude que je n'aurai pas le courage de lire le reste de la saga mais je donnerai une chance au film qui ne pourra, de toute façon, pas être pire que le livre. Et dernier petit conseil si vous souhaitez lire cet ouvrage : empruntez-le, ne l'achetez pas.

samedi 10 janvier 2015

123. CHRONIQUE : L'épreuve, tome 1.




L'EPREUVE - LE LABYRINTHE
James Dashner, The Maze Runner, 2009
Science-fiction, jeunesse. Tome 01 sur 03.
Editions Pocket (Jeunesse)
Langue française - 408 pages
Lecture livre.

Tome 2 - Tome 3

Challenge des sagas 2015+ 2 points
(livre + plus de 400 pages) - 2 points -


Thomas, dont la mémoire a été effacée, se réveille un jour dans un nouveau monde où vivent une cinquantaine d'enfants. Il s'agit d'une ferme située au centre d'un labyrinthe peuplé de monstres d'acier terrifiants. Les ados n'ont aucun souvenir de leur vie passée et ne comprennent pas ce qu'ils font là. Ils n'ont qu'un seul désir, trouver la sortie. Pour ce faire, les "coureurs" parcourent chaque jour le labyrinthe pour en dresser les plans – des plans qui changent sans cesse, puisque les murs se déplacent chaque nuit. Le risque est grand mais, dès son arrivée, Thomas a une impression de déjà-vu, il sait qu'il veut être coureur et résoudre l'énigme du labyrinthe.

Avis

Je vous avais dit en août () que je souhaitais lire cette trilogie... Je suis ensuite allée voir le film au cinéma en octobre () et j'en étais restée perplexe : j'avais bien aimé mais ce n'était pas un coup de cœur, il manquait ce petit quelque chose en plus... Et enfin Nounours m'a prêté le livre. Enfin ! Je l'ai donc commencé après avoir fini La nef du Crépuscule et la différence d'écriture est frappante !

La plume de James Dashner (ou peut-être celle de Guillaume Fournier, le traducteur) est simple, facile d'accès, rapide à lire. Avant, je lisais principalement le soir, je n'aimais donc pas les petits chapitres qui rend plus difficile le "encore un chapitre !" puisqu'ils n'ont qu'une seule page. Et puis j'ai commencé à lire dans les transports, et à un chapitre par arrêt, c'est beaucoup plus simple de reprendre sa lecture. Et ça rajoute un rythme plus soutenu, haletant presque. L'auteur se consacrant plus sur l'action que sur les personnages - qui sont au final plutôt hermétiques et peu profonds - la taille de ces chapitres est un atout non négligeable.

Je tiens à dire que j'ai apprécié ce livre mais que je ne l'ai pas adoré. J'ai hésité entre moyen et bon pendant un moment... Par contre, pour la première fois depuis des mois, voir même des années maintenant, j'ai dévoré 315 pages en quelques heures et j'ai fini le livre avant d'aller me coucher dimanche. Ça m'a rendue heureuse. C'est bête mais lorsque l'on a connu une panne de lecture aussi longue que la mienne, relire d'une traite, ça fait du bien...

Les personnages sont plutôt fades, même Thomas alors que c'est le héros. Certes, il m'intrigue mais j'ai parfois eu envie de lui crier dessus... J'apprécie certains protagonistes comme Mihno ou Chuck - qui est mon chouchou - mais je n'ai pas eu de véritable coup de cœur. Je n'ai pas trouvé LE personnage que j'affectionnerais excessivement. Le seul moment où j'ai trouvé que Thomas devenait enfin palpable, physique, (spoilers, à souligner pour les découvrir) c'est après la mort de Chuck, lorsqu'il hurle et frappe Gally. mais il n'est pas animé suffisamment longtemps, comme si un soufflet retombait... J'aime bien cette idée de relation (spoilers) et de Télékinésie avec Teresa. Mais pourquoi n'y a-t-il qu'une seule fille dans le labyrinthe ? (spoilers) Étant donné qu'il s'agit finalement de génies, c'est qu'ils n'avaient trouvés qu'une seule fille supérieure intellectuellement ? Et oh, 49% des enfants surdoués sont de sexe féminin ! Ils ne sont pas vraiment des personnages à proprement parlé mais plutôt des caractères : le colérique, le marrant, l'intelligent, etc. Honnêtement, nous sommes beaucoup plus que ça, il devrait en être de même pour les enfants piégés dans ce labyrinthe.

Passons aux actions, ce roman en est plein. Mais de nouveau il y a quelques problèmes : certaines actions sont évidentes (spoilers) Oh tiens, comme c'est étonnant ! C'est toi qui a brûlé les plans ? C'est fou, on ne s'y attendait pas... , heureusement que d'autres sont plus subtiles. Le labyrinthe est un livre prenant qui donne envie de lire le second tome (qui attends désormais à côté de moi !), lorsque l'on passe la première partie, on ne veut pas le lâcher, on ne peut pas. On veut savoir ce qu'il se passe. Et ça va tellement vite que l'on est happé. On ne voit plus les pages passer. On se doit de finir le livre.

Et pourtant, comme je vous le disais, ça n'a pas été un coup de cœur. Tout simplement parce que j'ai été frustrée par certains aspects. Ce roman et l'univers créé par James Dashner possède un potentiel extraordinaire que je ne trouve pas assez exploité. C'est sombre, angoissant, les créatures sont dégoutantes disons le clairement. Et puis j'ai un problème avec l'amnésie, un problème tout bête : (spoilers) comment peuvent-ils se souvenir des contes pour enfants, par exemple ? Je veux dire... Lorsque je me souviens de conte, c'est assez facilement que j'entends la voix de ma maman ou de ma sœur... Le plus souvent, les contes ont une dimension affective qui n'est ici pas prise en compte. Mais je dois quand même accorder à l'auteur le fait qu'il sache nous tenir en haleine et nous donner envie de lire les autres romans. Peut-être qu'il y exploitera ce que je souhaitais, peut-être qu'on en apprendra plus, entre autres, sur (spoilers) la braise et WICKED. Tome 2 à suivre prochainement.

lundi 15 décembre 2014

98. C'est lundi, que lisez-vous ? (9)


C'est lundi, que lisez-vous ?

« C'est lundi, que lisez-vous » est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday What are you reading? par One Person’s Journey Through a World of Books. Il a été repris par Galleane qui centralise les liens. Il faut répondre à trois questions :
1 – Qu’ai-je lu la semaine dernière ?
2 – Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3 – Que vais-je lire ensuite ?

✣ Que suis-je en train de lire en ce moment ?


J'ai bien avancé ce troisième tome, un peu plus d'une centaine de pages, j'espère le terminer avant de partir en vacances le 23 décembre. D'ailleurs, la critique du tome 2 avance, je suis en train de ranger mes idées par thème...

✣ Que vais-je lire ensuite ?


Je veux vraiment lire Fangirl en version originale, mais j'ai aussi (enfin!) récupéré Le Labyrinthe que je veux lire depuis un bon moment !

jeudi 18 septembre 2014

68. CHRONIQUE : L'assassin Royal, tome 1.




L'ASSASSIN ROYAL - L'APPRENTI ASSASSIN, Robin Hobb
The Farseer Trilogy, 1995
Fantasy. Tome 01 sur 13
Editions France Loisirs (Piment)
Langue française - 566 pages
Lecture livre et ebook.
Tome 2 - Tome 3 - Tome 4 - Tome 5 - Tome 6

Au royaume des six Duchés, le prince Chevalerie, de la famille régnante des Loinvoyant - par tradition, le nom des seigneurs doit modeler leur caractère- décide de renoncer à son ambition de devenir roi-servant en apprenant l'existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune bâtard grandit à Castelcerf, sous l'égide du maître d'écurie Burrich. Mais le roi Subtil impose bientôt que Fitz reçoive, malgré sa condition, une éducation princière. L'enfant découvrira vite que le véritable dessein du monarque est autre : faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des pirates rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa vie ne tient qu'à un fil : celui de sa lame...

Avis

Depuis un moment, Robin Hobb est dans ma bibliothèque, et pourtant, je n’ai jamais vraiment commencé ses romans (à part un peu de La cité des Anciens) et j’ai petit à petit tout oublié. A côté de ça, deux des personnes les plus importantes de ma vie adulent Robin Hobb et ont commencé sur moi un chantage affectif. Un an plus tard, j’ai découvert que sur Livraddict, ce premier tome avait 17 de moyenne et je me suis dit qu’il fallait que je le lise.

Mon avis est assez partagé. J'ai beaucoup aimé les indices éparses, le travail fait sur les personnages, ils ont une profondeur rare, tant dans leur passé, leur caractère que leur quotidien. Ils ont une identité propre ce qui est impressionnant lorsque l'on se rend compte de leur profusion. Robin Hobb a une écriture intelligente, son traducteur est excellent, j'ai appris des mots en lisant ce livre, et je compte bien prendre un carnet pour le second tome.

Le problème c'est qu'il y a des longueurs interminables qui ralentissent la lecture et ne la rend pas accessible à toutes heures ou toutes situations. De même, j'ai eu énormément de mal à entrer dans l'histoire. Pourtant tout y est :  Fitz, le garçonnet attachant, rejeté, seul, parfois un peu suicidaire. Je me dis que rien ne peut vraiment lui arriver étant donné qu'il écrit ses mémoires et que je l'imagine plutôt vieux.  Et pourtant c'est une référence du genre ! Peut-être est-ce dû aux éditions de poche et mes yeux fatigués ? Surement car ce monde est riche et passionnant, tant dans son histoire que dans son suspens, qu'il soit politique ou dans sa dimension personnelle. J'ai par ailleurs adoré les passages introductifs de chaque chapitre, en italique, qui nous apprennent tant sur la culture que sur l'histoire.

Des moments de ce roman peuvent être très frustrants. Tout d'abord, le point de vue à la première personne nous mettant au niveau de Fitz, qui, avouons-le, ne sait pas grand-chose, nous force à réfléchir, à tenter de remettre l'histoire dans le bon ordre. Et parfois, il nous manque des éléments ! Je pense pouvoir vous prévenir d’avance que Robin Hobb est une grande sadique et que je ne me suis pas remise du passage avec Fouinot. Les différentes magies sont passionnantes et j’avoue avoir un faible pour son penchant païen. De même j’aurais aimé aimé apprendre plus de choses de l'apprentissage de Fitz.

Au niveau des personnages, j'aime beaucoup Vérité, j'adore le Fou, je n’apprécie pas spécialement le roi Subtil et j’ai littéralement haï d’autres personnages. J'espère que le passé de Burrich va se voir développé bientôt car ce personnage est fondamental.

Quoiqu'il en soit,  L'apprenti assassin est une très belle lecture, pas forcément accessible comme certains romans que l'on peut lire en étant tête en l'air, mais ce n'est pas non plus un coup de cœur. Ce sera à voir après la lecture des autres tomes...

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