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dimanche 31 juillet 2016

250. NaNoBlog, bilan du camp juillet.

Le camp NaNoWriMo Juillet 2016.

Bonjour bonjour !

Cette année, je me suis mise à l’écriture NaNoWriMo. Mais si, souvenez-vous de tous mes articles en novembre… Je n’avais pas fait le camp en avril parce que j’étais en plein dans les examens de fin d’année et je peux d’ailleurs officiellement vous dire que je redouble avec une note de fou mais puisque je n’ai plus retouché mon mémoire depuis près de trois ou quatre mois et bien, c’est bien fait pour moi. Je m’y attendais alors voilà, passons à autre chose !

C’est le dernier jour, il ne reste que quelques heures pour que je puisse pondre les 700 mots qui me manquent pour atteindre mon quota des 10 000. Je me suis fixée ça en sachant que ça allait être dur d’écrire, et pourtant, j’ai écrit 80% de mon appel à texte (AT) « L’Empire Galactique vous ment » pour le prix Barjavel durant ce Camp NaNo de juillet, j’en ai commencé quelques autres, j’ai écrit de nombreux début d’histoires mais rien ne me satisfait véritablement…

Et j’ai pu me motiver pour écrire ici et vous pondre mes bilans cinéma de mai juin et juillet que je viens de finir à l’instant et qui sera sur le blog demain après une petite relecture. Et je pense même que ça m’a remotivé pour écrire tout court. Mon boulot est prenant, j’ai peu de sorties, etc. Mais il contrebalance le fait que je ne vais pas bien là où j’habite en ce moment. Oui, je pense que ça à majoritairement un lien avec l’endroit que j’occupe depuis 25 ans maintenant. J’ai envie de tout raser et recommencer.

Mais le problème c’est que c’est également souvent le cas avec mes textes. Et le fait que j’ai beaucoup de mal à les reprendre. C’est pourquoi je vais me donner comme objectif de continuer à faire des sortes de Camp NaNo tous les mois pour pouvoir écrire un minimum, je me fixerai un seuil de 5 000 mots et j’écrirai…. Il faut aussi que je continue d’écrire les textes que j’ai commencé, même si je ne les aime pas, ou qu’au contraire je recommence tout depuis le début, quoiqu’il en soit, il ne faut pas que je les laisse pourrir là.

Le Camp m’aura permis d’écrire (presque) 10 000 mots à l’heure qu’il est, par à-coups, le week-end majoritairement et penser à ce que je souhaite vraiment faire à côté, reprendre le blog, écrire sur de nombreuses choses qui m’intéressent et que je ne développe pas assez ou que j’ignore lorsque je suis ici…

A voir si ça marchera en août, septembre, octobre… Jusqu’au NaNoWriMo que je compte à nouveau valider en novembre !

Et vous, vous avez fait le camp NaNo ? Quel était votre objectif ? L'avez-vous réussi ?

dimanche 21 février 2016

240. ÉCRITS : Atelier d'écriture blogesque #1

ATELIER D'ECRITURE

Bonjour à tous,

Aujourd'hui je vous présente un texte que j'ai écrit vendredi soir après avoir vu la proposition de Fanny qui consistait à poursuivre un texte de notre crû en partant des premières phrases de La vallée des amazones, d’Angela Morelli que je n'ai pas lu. Ces premières phrases sont écrites en violet et je les ai mises au présent, j'espère que ça ne posera pas de problème.

Donc voilà, pour la troisième fois je vous propose un de mes textes, je suis un peu bloquée dans mon histoire, écrire d'autres choses me détendent beaucoup, ce sera donc peut-être régulier, quoiqu'il en soit, mauvais ou non, ces textes sont les miens, merci d'avance. (Tous commentaires de retours sont encouragés, bons comme mauvais.)




texte proposé 


Ses yeux pétillent derrière les verres de ses lunettes.
Je m'assieds immédiatement et dissimule ma gêne en plongeant le nez dans mon bol de céréales. Je n'ai pas l'habitude. C'est la première fois que ça m'arrive. C'est n'est pas de la honte, non, c'est plutôt une sorte de malaise. J'ai 32 ans, je suis un homme actif, je sors, je m'éclate, j'enchaîne les conquêtes et je suis un con. Un vrai.

Et puis la voilà, avec ses pommettes hautes et ses grands yeux verts, elle a réussi à me perturber.
Elle n'est pas vraiment belle, pas de la manière dont les journaux traitent la beauté. Mais elle l'est quand même. Gracieuse, drôle et fantasque. Elle illumine une pièce en un instant. Elle est ce que l'on peut considérer comme bizarre. Elle s'habille avec des couleurs qui jurent les unes avec les autres, fait des blagues sans queue ni tête, rit beaucoup trop fort et ne semble pas trop savoir comment être féminine.

Mais elle est là, ce matin, à me regarder avec ses grands yeux verts, et moi, et bien, je ne me souviens plus du tout de la nuit que l'on a passé. Elle est sympa hein, je ne dis pas le contraire, mais est-ce que l'on a… et une seule fois ? Et c'était comment ? Oh mais si elle m'en parle ?… Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire, lui dire que oui, elle est jolie mais que je ne suis pas prêt pour une relation, que le sexe une fois, c'est suffisant ?
Elle fait le tour de l’îlot de la cuisine, récupère la bouilloire, la rempli d'eau, sort une tasse, un sachet de thé. Elle fait comme si qu'elle était chez elle. Je… Est-ce que je lui ai dit de faire comme chez elle ?
Alors qu'elle est en train de faire sa vie derrière moi, les seuls bruits qui brisent ce silence pesant sont les céréales qui me craquent sous la dent et l'eau qui commence à bouillir. En fait oui, j'ai honte. Quand j'y réfléchis, c'est plus qu'un malaise ou qu'une simple gêne. Je n'ose même pas la regarder alors qu'elle s'installe avec sa tasse devant moi.

Ne parle pas, s'il te plaît ne dit rien, ne me dit pas si tu as jouis ou si tu veux qu'on recommence. Je ne saurais même pas quoi faire. « C'était drôle cette nuit » Lâche-t-elle soudainement. Oh mon Dieu, qu'est-ce que l'on a pu faire ? Elle rit.
Aoutch ! Moins fort, ma tête… Je reprends une cuillère. « Je crois bien que c'est la toute première fois qu'un mec ne m'invite pas juste pour baiser »
J'écarquille les yeux, elle me fixe, son visage change. « Oh » dit-elle juste. « Je… Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Je lâche enfin. J'ai la voix rauque des matins-gueules de bois-café-aspirine. Je ne sais pas à quoi m'attendre et bizarrement, j'ai peur.

Mais ses yeux continuent de pétiller, son sourire est tendre. « Quand on est rentré, tu m'as dit que j'étais belle et drôle, que tu voulais apprendre à me connaître. On s'est allongé dans ton lit,... on... s'est embrassé et… Tu t'es endormi. En… Me tenant la main. » Je ris.
C'est impossible. Je suis un con. Un vrai. Un odieux connard qui utilise les femmes. Elle se moque, non ? C'est un gag. Non ? L'obscur brouillard qui flotte sur cette nuit ne semble pas encore vouloir se dissiper. Je dois juste la croire ? Est-ce que je le dois ?
Est-ce que je le peux ?
Et puis d'un autre côté, je le veux. J'ai envie que ce soit vrai. J'ai envie d'avoir passé du temps platonique et beau avec une femme excentrique et belle. Je sens mes traits se détendre, j'essaie même d'esquisser un sourire. Elle est vraiment belle.

Ses yeux pétillent derrière les verres de ses lunettes.
Je pense qu'il est temps, pour nous deux, de faire vraiment connaissance.


image TUMBLR
texte copyright MAXXIE

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