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samedi 1 juillet 2017

320. CHRONIQUE : The Paper Magician, tome 2. The Glass Magician.


The Paper Magician, tome 2 : The Glass Magician.
Charlie N. Holmberg (2017)
Fantasy
Langue française
Lecture numérique.

Chronique The Paper Magician (tome 1)
Acheter The Glass Magician (tome 2) 

Attention ! Spoilers sur la fin du tome 1 :
Trois mois après avoir rendu son cœur au magicien Emery Thanes, Ceony Twill est bien partie pour devenir Plieur. Malheureusement, toutes ses pensées ne sont pas uniquement tournées vers la magie du papier : bien qu’on lui ait prédit une histoire d’amour, Ceony n’a toujours pas réussi à dépasser la barrière étudiant-professeur qui la sépare d’Emery, en dépit de leur intimité grandissante.

Lorsqu’un magicien revanchard est persuadé que Ceony possède un secret, il fait le vœu de le découvrir… même si cela doit compromettre l’essence même de leur magie. Ceony comprend qu’elle devra trouver les vraies limites de ses pouvoirs quand ceux qu’elle aime le plus se retrouvent victimes d’une série d’attaques dirigées contre elle… tout en faisant en sorte que son savoir ne tombe pas entre de mauvaises mains.

Avis

Un grand merci à NetGalley et aux Éditions Amazon Crossing pour l'envoi de ce SP numérique.

J'avais énormément apprécié le premier tome, mais j'avais parlé de quelques irrégularités dans le rythme, d'une utilisation presque inexistante d'Emery Thane et j'avais peur de retrouver une Ceony toute in love, ce qui ferait d'une héroïne casse-cou et (trop) intrépide une guimauve raplapla. Une nouvelle fois, ce court roman est une réussite (même si mon avis est plus en demi-teinte) : les pages se tournent à une allure folle et une fois que vous l'avez commencé, vous ne pouvez plus le lâcher.

On ne pouvait pas se tromper... Maintenant que Ceony a littéralement parcouru le cœur d'Emery, elle en est éprise. Je sais qu'apparemment le professeur fait partie des fantasmes romantiques de base, mais peut-être que j'aurai aimé un roman dénué de tous sentiments amoureux. Il faut dire qu'ici, je n'en vois pas l'intérêt. L'apprentie magicienne passe une grosse partie de ce court livre à être aux petits soins et à se poser mille et une questions sur son cher et tendre, devenant une véritable mère poule, cliché de la ménagère des années 50', alors qu'elle est censé être forte et téméraire.

Ne vous inquiétez pas, elle reste téméraire, plus même : inconsciente. Si vous pensiez qu'elle ne pourrait pas aller plus loin que dans le premier tome, attendez de lire celui-ci. Lorsqu'une série d'attentats semblent impliquer Ceony, elle fonce dans le tas, tête la première, sans penser aux conséquences.

Ce tome est résolument plus sombre : attentat, explosions, torture, combat. J'ai été déçue que le gros psychopathe de la bande « portait des vêtements ordinaires, mais il se distinguait par sa peau mate et sa haute taille », dans un roman d'ambiance victorienne, et légèrement steampunk, j'ai trouvé que ça ancrait le roman dans cette problématique que l'on retrouve de plus en plus et qui nous fait tant régresser :la peur de l'autre par discrimination physique et l'association terrorisme et personne de couleur. Ça m'a vraiment dérangée, Ceony ajoute qu'elle «  n'avait aucune raison de soupçonner un étranger. beaucoup d'immigrés vivaient en Angleterre » mais c'est bien le cas. Pour calmer mes élans ronchons, je me suis dit qu'elle avait peut-être senti son aura de méchant et ne s'était pas intéressée à son ethnie, appelons-ça le bénéfice du doute. Quoiqu'il en soit, j'aime les capacités et la réflexion de cet homme.

Par Mg. Aviosky et surtout Delilah, une amie de Ceony, nous en apprenons plus sur la magie du verre, et c'est véritablement passionnant d'imaginer tout ce qui pourrait ressorti d'un tel produit. J'aime toujours autant le fait que la magie ne soit pas omnipotente mais le fruit d'un grand travail et d'un liaison, entre un être humain et une production humaine : métal, papier, verre, caoutchouc, tout à un intérêt et j'aime voir les différentes possibilités de chaque magie. J'apprécie également le côté stage et institutionnalisation du milieu magique, qui fait penser à l'institution scolaire (avec un peu plus de fun quand même…)

La question du rythme disparate se retrouve de nouveau dans ce tome, début lent, beaucoup d'actions trop rapides par la suite. Mais cet enchaînement est peut-être également ce qui fait qu'on ne lâche pas le roman. Emery Thane est un peu plus mis en avant que dans le premier tome, mais toujours pas assez à mon goût, tout comme Mg. Aviosky. Certains personnages apparaissent pour disparaître tout aussi instantanément alors qu'ils me semblaient intéressants : peut-être reviendront-ils dans l'ouvrage suivant ? Grath restera le personnage que j'ai le moins apprécié, à la fois terrible, admirable par sa détermination, mais également affaibli par les sentiments, il reste un méchant sympa mais sans plus.

Que va-t-il se passer dans le troisième tome ? Comment Ceony va pouvoir accepter les conséquences de ses actes irréfléchis ? Quelles vont être les répercussions cette découverte majeure de fin de tome ?

En conclusion, La plume de Charlie N. Holmberg est toujours aussi fluide, se lit toujours aussi bien et vite. L'abus de sentiments sont parfois trop lisses ou trop attendus et j'aurai aimé plus de mystère mais l'action est là, les rebondissements, ainsi qu'un univers plus sombre et percutant. J'ai hâte de découvrir le dernier tome The Master Magician et d'avoir la réponse aux potentielles questions que l'on peut se poser.

 Le livre en un gif 



Vous l'avez lu ? N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé !


samedi 7 janvier 2017

270. CHRONIQUE : The Paper Magician (tome 1)


The paper magician, tome 1
Charlie N. Holmberg, 2016
Fantasy
Langue française - 221 pages
Lecture ebook.
C'est le cœur brisé que Ceony Twill, 19 ans, débarque chez le magicien Emery Thane. Sortie major de sa promotion à l'école Tagis Praff, elle se voit contrainte d'embrasser la magie du papier, elle qui rêvait de travailler le métal. Or une fois qu’elle sera liée au papier, matériau qu’elle dédaigne, elle sait que c'est pour le restant de sa vie.

Dès le début de son apprentissage chez l'excentrique mais si charmant Emery, Ceony découvre un monde merveilleux qu'elle ne soupçonnait pas : animer des créatures de papier, donner vie à des récits grâce aux images qui les illustrent, prédire l'avenir… Mais son bonheur se ternit quand elle se trouve confrontée aux dangers de la magie interdite.

Une Exciseuse - pratiquant la magie noire liée à l'élément de chair - attaque le magicien et lui arrache le cœur avant de s'enfuir avec son précieux butin. Pour le sauver, Ceony devra affronter l'horrible sorcière assoiffée de sang et se lancer dans un périlleux périple qui la mènera dans les méandres du cœur de son mentor dont elle va découvrir les lourds secrets.

Avis

Je tiens à remercier Netgalley et les éditions Amazon Crossing de m’avoir fait découvrir ce livre de fantasy qui m’a tout particulièrement plu et que j’ai lu dans la soirée. Le début bien qu’un peu long est vite estompé par une envie de savoir ce qu’il se passe après. Ce roman est très court et je n’aurai pas dit non à un rab de pages. J’attends avec impatience les tomes 2 et 3 : The Glass Magician et The Master Magician.

L’univers de Charlie N. Holmberg est très intéressant. Les magiciens ne sont pas dotés de capacités infinies comme dans beaucoup de romans, ici, ils choisissent la manipulation d’un élément, créé par la main de l’homme (forge, papier, caoutchouc même). Enfin, c’est ce que l’on pense, car parfois, ces magiciens ne choisissent pas. C’est le cas de Ceony, brillante étudiante qui se retrouve à devoir combler la pénurie de magicien de papier. Autant dire qu’elle rêvait à mieux, à plus impressionnant et boum, voilà que l’on choisi à sa place.

Ce qui est vraiment une excellente idée (en plus de cette dernière), c’est les exciseurs. Alors oui, on a tous en tête une image horrible de ce qui se passe dans encore trop d’endroits dans le monde aujourd’hui, véritable torture pour beaucoup de femmes, mais ici, c’est différent, un groupe de sorciers ont associé la chair à la création de l’homme, et après tout, n’est-ce pas le cas, ne faut-il pas des humains pour en créer un autre ? Sauf que vous vous doutez bien que cette magie est interdite et que ce sont eux les véritables gros pas beaux de l’histoire.

Ceony est un personnage intéressant, assez bien construit et j’ai été déçue par la naissance de sentiments pour un autre personnage, dommageable car trop gros et un peu bateau. Par contre, j’aime son assiduité, sa témérité et son caractère en général (même si je la trouve un peu trop… revêche au début. Il en va de même avec l’homme chez qui elle fait son apprentissage, Emery Thane. Excentrique à souhait, je ne peux que l’apprécier, mais je pense qu’il n’a pas été utilisé comme il le mérite.

J’ai beaucoup aimé ce roman malgré de nombreux passages à vide, l’irrégularité du rythme ne m’a pas énormément gênée (peut-être parce que je venais de terminer un livre très lent) mais j’avoue avoir un peu flotté par instants, malgré tout, j’ai trouvé ce roman beaucoup trop court comme je vous le disais, je trouve que certains passages vont trop vite, quelques pages de plus aurait permis de ralentir une temporalité trop rapide à mon goût, mais à ce niveau, je chipotte un peu.

Le choix de la magie de papier permet de se rendre compte de la force du matériel, les mots, la littérature, tout ça, en fait, c’est magique ! (Pour ceux qui l’ignoraient encore) J’ai véritablement adoré la manifestation physique du papier, que ce soit grâce aux animaux (Aneth en particulier) ou par l’animation des livres lus.

Pour conclure, The paper magician est un très beau et poétique roman dont on pardonne les quelques faiblesses par le plaisir que l’on éprouve à sa lecture.

Le livre en un gif



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