
CINQUANTE NUANCES DE GREY
E.L. James, Fifty Shades of Grey, 2011
Romance, mommy-porn. Tome 01 sur 03.
Editions France Loisir
Langue française - 672 pages
Lecture livre.
Challenge des sagas 2015 + 2 points - 4 points
E.L. James, Fifty Shades of Grey, 2011
Romance, mommy-porn. Tome 01 sur 03.
Editions France Loisir
Langue française - 672 pages
Lecture livre.
Challenge des sagas 2015 + 2 points - 4 points
Romantique, libérateur et totalement addictif, ce roman vous obsédera, vous possédera et vous marquera à jamais.
Lorsqu’Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe le richissime jeune chef d’entreprise Christian Grey, elle le trouve très séduisant mais profondément intimidant. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l’oublier – jusqu’à ce qu’il débarque dans le magasin où elle travaille et l’invite à un rendez-vous en tête-à-tête.
Naïve et innocente, Ana ne se reconnait pas dans son désir pour cet homme. Quand il la prévient de garder ses distances, cela ne fait que raviver son trouble.
Mais Grey est tourmenté par des démons intérieurs, et consumé par le besoin de tout contrôler. Lorsqu’ils entament une liaison passionnée, Ana découvre ses propres désirs, ainsi que les secrets obscurs que Grey tient à dissimuler aux regards indiscrets…
Avis
En septembre 2013, l'une de mes amies m'a prêté LE livre qui faisait le buzz en me disant que malgré tous mes aprioris je devais le lire. Oui, je parle de ce best-seller qu'est Cinquante nuances de Grey. N'écoutant que ma curiosité, j'ai commencé ce livre... Que j'ai terminé le 16 janvier 2015. Non, vous ne rêvez pas, j'ai bien mis près d'un an et demi à le lire. Retour sur le périple de cette lecture.
Commençons tout d'abord par le livre. Il est très joli, j'aime beaucoup la couverture, sobre, sombre avec une touche érotique, tout un programme et pourtant, l'intérieur et bien, c'est... C'est vraiment très mal écrit. Ou mal traduit... Mais un traducteur ne peut pas être aussi mauvais. Non mais sérieusement, les coquilles, ça arrivent mais les répétitions, toutes les deux lignes ? Je sais, j'en fais beaucoup moi-même, certes, à l'exemple des « mais » de ce paragraphe mais je ne demande pas d'argent en retour, non mais oh ! Et puis il y a bien des relectures multiples dans un roman,... Non ? L'écriture est assez oralisée donc rapide, et j'avoue avoir eu un coup de cœur pour les mails et leurs subtilités ( les objets ou les signatures et non pas dans les messages en tant que tels...) mais pour le reste, j'ai vraiment eu l'impression de lire une fanfiction de bas étage.
Dans ce cas, comment des fanfictions majestueuses en A.U. avec des personnages construits, des histoires imaginatives ne sont pas adaptées en roman si ça peut l'être ? Comment ce livre a pu être autant plébiscité ? Comment peut-il avoir 14.6 de moyenne sur L.A. ? Comment peut-il être l'un des livres les plus lus du monde, devant même Harry Potter ? Des tonnes que questions se sont amoncelées au fur et à mesure que les lignes passaient. Et elles passaient vraiment très lentement.
Les personnages maintenant, Anastasia est totalement détestable. On ne peut pas se retrouver à travers son personnage. Elle est faussement timide, elle ne demande qu'à se faire prendre par un inconnu beau gosse milliardaire qu'elle vient tout juste de rencontrer. Alors qu'elle est vierge. (mini-spoilers, à souligner pour les découvrir) Et puis c'est qui cette déesse intérieure ? Je vous assure que ça reste un mystère pour moi, ça peut pas être seulement sa libido, si ? Je ne partirai pas sur un laïus pro-féministe sur l'acceptation de la violence domestique et de la soumission chez ce personnage mais je n'arrive pas à comprendre certaines de ses réactions(mini-spoilers, à souligner pour les découvrir) que l'on puisse être excitée d'entendre ses pensées ou des « je vais te baiser », des « bébés », et autres demandes de punition, principalement vers la fin C'est vraiment bizarre non ? Et puis elle est niaise, même mon monde de marshmallow ne la supporterait pas ! Et elle change beaucoup trop d'avis, j'ai l'impression qu'elle n'a pas de fierté propre, qu'elle ne réfléchit qu'à des éléments secondaires.
Je ne juge pas les gens qui aiment s'attacher, se cravacher ou je ne sais quoi encore, mais je suis sûre qu'ils le font bien mieux que E.L. James. Ou que Christian Grey le « sombre et manipulateur super sexy homme d'affaires ». (spoilers, à souligner pour les découvrir) Je n'irai pas le comparer à un garçon très romantique mais il l'est. Clairement... En quelques sortes. Regardez le tour de planeur ! Et puis lui donner une fausse profondeur grâce à un passé difficile, c'est vraiment moyen. On peut utiliser des clichés, mais il faut au moins le faire de manière originale, ou avec subtilité... J'apprécie ce personnage plus que les autres (qui sont inintéressants au plus haut point) : il faut dire qu'il pense à tout, qu'il m'a beaucoup fait rire, notamment avec son contrat. Il mériterait d'avoir une psychologie bien plus travaillée qui lui permettrait d'assumer beaucoup plus son côté prédateur sadique, pervers narcissique.
Je remercie Nounours qui a ri avec moi de ce livre et qui l'a rendu beaucoup plus agréable. J'ai eu de bonnes tranches de rire, de bons instants siestes également. Les moments olé-olé sont plutôt softs ce qui se lit donc rapidement, et finalement, peut-être même mieux écrit que le reste... Quoique... Et enfin, pourquoi cette fin ? Non mais sérieusement, elle m'a mise en colère. (spoilers, à souligner pour les découvrir) « Assumer les conséquences de ses actes », « avoir une curiosité malsaine », ces expressions ont-elles le moindre sens pour l'auteur et les personnages ? J'ai été revolée, rien que ça. Je l'ai trouvé hautement dégradante que ce soit pour les personnages du roman ou pour nous, pauvres lecteurs. Tellement que j'en ai parlé autour de moi avec ceux qui avaient lus le livre. Ce qui est difficile à accepter, c'est vraiment dur d'avouer en public que j'ai accepté de vendre mon âme à 50 nuances...
J'ai la certitude que je n'aurai pas le courage de lire le reste de la saga mais je donnerai une chance au film qui ne pourra, de toute façon, pas être pire que le livre. Et dernier petit conseil si vous souhaitez lire cet ouvrage : empruntez-le, ne l'achetez pas.
Commençons tout d'abord par le livre. Il est très joli, j'aime beaucoup la couverture, sobre, sombre avec une touche érotique, tout un programme et pourtant, l'intérieur et bien, c'est... C'est vraiment très mal écrit. Ou mal traduit... Mais un traducteur ne peut pas être aussi mauvais. Non mais sérieusement, les coquilles, ça arrivent mais les répétitions, toutes les deux lignes ? Je sais, j'en fais beaucoup moi-même, certes, à l'exemple des « mais » de ce paragraphe mais je ne demande pas d'argent en retour, non mais oh ! Et puis il y a bien des relectures multiples dans un roman,... Non ? L'écriture est assez oralisée donc rapide, et j'avoue avoir eu un coup de cœur pour les mails et leurs subtilités ( les objets ou les signatures et non pas dans les messages en tant que tels...) mais pour le reste, j'ai vraiment eu l'impression de lire une fanfiction de bas étage.
Dans ce cas, comment des fanfictions majestueuses en A.U. avec des personnages construits, des histoires imaginatives ne sont pas adaptées en roman si ça peut l'être ? Comment ce livre a pu être autant plébiscité ? Comment peut-il avoir 14.6 de moyenne sur L.A. ? Comment peut-il être l'un des livres les plus lus du monde, devant même Harry Potter ? Des tonnes que questions se sont amoncelées au fur et à mesure que les lignes passaient. Et elles passaient vraiment très lentement.
Les personnages maintenant, Anastasia est totalement détestable. On ne peut pas se retrouver à travers son personnage. Elle est faussement timide, elle ne demande qu'à se faire prendre par un inconnu beau gosse milliardaire qu'elle vient tout juste de rencontrer. Alors qu'elle est vierge. (mini-spoilers, à souligner pour les découvrir) Et puis c'est qui cette déesse intérieure ? Je vous assure que ça reste un mystère pour moi, ça peut pas être seulement sa libido, si ? Je ne partirai pas sur un laïus pro-féministe sur l'acceptation de la violence domestique et de la soumission chez ce personnage mais je n'arrive pas à comprendre certaines de ses réactions(mini-spoilers, à souligner pour les découvrir) que l'on puisse être excitée d'entendre ses pensées ou des « je vais te baiser », des « bébés », et autres demandes de punition, principalement vers la fin C'est vraiment bizarre non ? Et puis elle est niaise, même mon monde de marshmallow ne la supporterait pas ! Et elle change beaucoup trop d'avis, j'ai l'impression qu'elle n'a pas de fierté propre, qu'elle ne réfléchit qu'à des éléments secondaires.
Je ne juge pas les gens qui aiment s'attacher, se cravacher ou je ne sais quoi encore, mais je suis sûre qu'ils le font bien mieux que E.L. James. Ou que Christian Grey le « sombre et manipulateur super sexy homme d'affaires ». (spoilers, à souligner pour les découvrir) Je n'irai pas le comparer à un garçon très romantique mais il l'est. Clairement... En quelques sortes. Regardez le tour de planeur ! Et puis lui donner une fausse profondeur grâce à un passé difficile, c'est vraiment moyen. On peut utiliser des clichés, mais il faut au moins le faire de manière originale, ou avec subtilité... J'apprécie ce personnage plus que les autres (qui sont inintéressants au plus haut point) : il faut dire qu'il pense à tout, qu'il m'a beaucoup fait rire, notamment avec son contrat. Il mériterait d'avoir une psychologie bien plus travaillée qui lui permettrait d'assumer beaucoup plus son côté prédateur sadique, pervers narcissique.
Je remercie Nounours qui a ri avec moi de ce livre et qui l'a rendu beaucoup plus agréable. J'ai eu de bonnes tranches de rire, de bons instants siestes également. Les moments olé-olé sont plutôt softs ce qui se lit donc rapidement, et finalement, peut-être même mieux écrit que le reste... Quoique... Et enfin, pourquoi cette fin ? Non mais sérieusement, elle m'a mise en colère. (spoilers, à souligner pour les découvrir) « Assumer les conséquences de ses actes », « avoir une curiosité malsaine », ces expressions ont-elles le moindre sens pour l'auteur et les personnages ? J'ai été revolée, rien que ça. Je l'ai trouvé hautement dégradante que ce soit pour les personnages du roman ou pour nous, pauvres lecteurs. Tellement que j'en ai parlé autour de moi avec ceux qui avaient lus le livre. Ce qui est difficile à accepter, c'est vraiment dur d'avouer en public que j'ai accepté de vendre mon âme à 50 nuances...
J'ai la certitude que je n'aurai pas le courage de lire le reste de la saga mais je donnerai une chance au film qui ne pourra, de toute façon, pas être pire que le livre. Et dernier petit conseil si vous souhaitez lire cet ouvrage : empruntez-le, ne l'achetez pas.

